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Quelques éléments d’histoire :

La structure du mouvement familial d’aujourd’hui est le fruit de l’action et de la volonté des familles depuis plus de 150 ans.

C’est à l’initiative de quelques familles protestantes qu’a été créée en 1873 au Pays de Montbéliard, la première association familiale.

Jusqu’à la seconde guerre mondiale, il y a eu la volonté des associations et des mouvements familiaux de créer, entre eux, des réseaux pour promouvoir la solidarité interfamiliale, et devenir des interlocuteurs des pouvoirs publics pour développer une politique familiale favorable aux familles.

A partir de 1936, le mouvement familial s’est diversifié avec l’arrivée du « mouvement familial rural » et du « mouvement familial populaire », s’enracinant dans la formation donnée à leurs militants par des mouvements d’action catholique.

Quelques semaines avant le déclenchement de la 2ème guerre mondiale, le Gouvernement de la République publiait un décret-loi nommé « Code de la Famille » qui amorçait une large politique de la famille, avec un appel à toutes les bonnes volontés.

Rompant avec cette volonté d’ouverture, le régime de Vichy instaurait une association familiale à but général ouverte dans chaque commune ou chaque canton, chargée de représenter toutes les familles et niant ainsi la diversité de l’expression du mouvement familial.

L’ordonnance n° 45-323 du 3 mars 1945 portant création des Unions d’associations familiales, restaure le pluralisme d’expression, plus conforme aux traditions libérales de notre droit public, et regroupe ainsi toutes les formes d’opinion familiale dans le cadre d’associations déclarées, librement créées dans le cadre de la loi du 1er juillet 1901.

Cette ordonnance institue un corps familial unique et un monopole de la représentation publique de toutes les familles en France au bénéfice de l'Union Nationale des Associations familiales (UNAF) et des Unions Départementales d'Associations Familiales (UDAF). L'UNAF et les UDAF constituent l'institution familiale.

Le statut de l'institution familiale est tout à fait singulier en ce qu'il s'agit d'associations mais créées par le législateur qui leur octroie des responsabilités exceptionnelles.

Elles sont de plus reconnues d'utilité publique. Ce dispositif est ainsi institutionnellement semi-public car créé par les pouvoirs publics et reconnu comme un outil de régulation de la vie sociale ancré dans la durée qui lui permet d'être reconnu comme acteur de la vie sociale. Par ce moyen le législateur assure à l'institution familiale le monopole et la pérennité. Il se dote d’un interlocuteur unique et permanent portant la parole de toutes les familles.
C'est ce statut particulier qui permet aux unions d'associations familiales d'exercer des droits et des responsabilités officielles auprès des pouvoirs publics, tout en ayant une très grande liberté de pensée.

L’UNION nationale (UNAF) rassemble les unions départementales des associations familiales (UDAF) qui sont elles-mêmes composées :
  • des associations familiales ayant leur siège social dans le département et adhérant à ces unions,
  • des fédérations regroupant exclusivement dans le département les associations ayant le caractère d'associations familiales (art. L.211 - 4 du code de la famille et de l'action sociale).

La famille est désormais reconnue comme un acteur social à part entière.
L'ordonnance de 1945 dans son préambule (exposé des motifs) compare l'instauration de ce corps familial au cadre d'action donné aux syndicats à la fin du XIXe siècle : il permet d'apporter une contribution très active à la vie sociale. C'est reconnaître ainsi à l'institution familiale la dimension de syndicats d'intérêts.

Le rôle dévolu à l'Institution était de témoigner des réalités vécues par les familles, de relayer leurs demandes dans un contexte de reconstruction 'un pays ravagé par la guerre et de les associer à la reconstruction civique, sociale, économique et culturelle du pays, et, au-delà, de les appeler à participer institutionnellement à la définition et au développement des politiques qui les concernent directement.

L'objectif de l’institution familiale, en instituant ce nouvel acteur social, est de défendre auprès des pouvoirs publics les intérêts matériels et moraux de l’ensemble des familles, aussi variées soient-elles dans leur composition. Les modes de vie, les courants associatifs auxquelles elles adhèrent, ont été pris en compte. C'est encore son objectif aujourd'hui.

Spécifique par son organisation, L'UNAF l'est également par son financement.

Le vote de la loi du 24 mai 1951 qui autorise un prélèvement sur les ressources de la branche famille et le décret du 19 juillet 1951 qui permet la création d'un fonds spécial, consacrent la volonté des pouvoirs publics de doter les unions de moyens leur permettant d'assurer la mission qu'ils lui ont confiée, à savoir la représentation des familles. Outre les missions que le législateur lui a demandé de conduire, l'attribution de financements publics dédiés à ces missions fondamentales soulignent le caractère unique et semi-public de l'institution familiale.
La loi 75-629 du 11 juillet 1975, portant modification des articles 1 à 16 du Code de l’action sociale et des familles, entérinait que, compte tenu des conditions assez restrictives édictées en 1945 pour permettre l’adhésion aux associations familiales, il était nécessaire d’ouvrir l’accès à certains types de familles, aux familles étrangères et aux associations défendant des intérêts spécifiques qui devaient être représentées en tant que telles au sein des Unions départementales et de l’Union nationale.

Cette loi proposait donc d’aligner le droit sur le fait, car il y avait longtemps que l’UNAF avait établi des liens organiques, non prévus par les textes, avec différentes associations ayant un but ou un recrutement spécialisé.

Ainsi, l’histoire du mouvement familial et de l’institution chargée de représenter officiellement les familles auprès des pouvoirs publics, montre le souci du législateur de créer une instance répondant à la diversité des situations de ce qui fait famille dans le pays.
C’est une leçon qu’il faut retenir pour établir les objectifs et les perspectives de notre Union aujourd’hui.

Mais l’évolution de notre institution se poursuit encore.
Prévue dans la loi du 20 décembre 2004 et du 27 juin 2005, la réforme du fonds spécial, précisée par décret du 29 décembre 2005, introduit le principe de conventions d'objectifs entre l'Etat et l'UNAF, et entre l'UNAF et chacune des UDAF. Ce mode de contractualisation sur une partie des actions conduites par les unions permet de distinguer ainsi plus nettement les deux volets d'intervention des unions.

Le premier volet, qui est le plus important, porte sur les missions institutionnelles fondamentales des unions : donner avis, représenter les familles, ester en justice. En l'écartant du dispositif de conventionnement, le législateur reconnaît ainsi que l'indépendance de l'institution doit être préservée, il garantit à l'institution sa liberté de parole et d'intervention en fonction de l'intérêt exclusif des familles, et l'inscrit dans la durée.

En revanche, le second volet axé sur des actions opérationnelles de court ou moyen terme et définies d'un commun accord, donne lieu à l'établissement de conventions d'objectifs. Elles permettent d'évaluer annuellement la portée des actions et de les rendre plus visibles auprès des pouvoirs publics, au sein du réseau, et à l'extérieur.

Créée le 30 juin 1945 par les délégués de 8 associations familiales représentant 4 487 familles, l’UDAF de la Drôme s’inscrit dans ce contexte. Elle a accueilli l’assemblée générale de l’UNAF à Valence en 1962 et en 1988.
C’est en 1951 qu’il a été décidé de prendre en charge le premier service de tutelle, appelé alors Tutelles aux Allocations Familiales. Les premiers dossiers de Tutelle aux Majeurs Protégés ont été acceptés en 1969. La Maison de Retraite « Blanchelaine » a été agréée en 1988 après avoir été une Maison Familiale de Vacances.

L’UDAF s’est installée dans ses locaux actuels 2 Rue La Pérouse à Valence le 15 janvier 1988.
La gestion de plusieurs services a été acceptée par la suite :
- l’Accompagnement Social Lié au Logement en 1993,
- le Fonds Solidarité Logement en 1996, devenu FULH depuis 2005
- la Procédure de Rétablissement Personnel en 2004.

Au 31 décembre 2008, l’UDAF regroupe 68 associations familiales représentant 7 001 familles adhérentes.

Elle emploie 110 salariés représentant 90 équivalents temps plein impliqués dans la gestion de différents services.

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